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Le cri dalarme des frères maristes dAlep (Entretien Fr. Georges Sabe - Radio Vatican)

 

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14/05/2014: Syria

 

hspace=5(RV) Entretien - C'est un appel à l'aide lancé par les frères maristes d'Alep, la deuxième ville syrienne. Depuis une dizaine de jours, les rebelles qui combattent les forces loyalistes ont coupé l'eau qui alimente la cité. Et la population commence à souffrir de la soif. Ce mardi, les maristes ont lancé dans un appel un cri d'alarme pour sensibiliser le monde sur leur situation, alors que la Syrie, en guerre depuis plus de trois ans, disparaît des écrans radars de l'actualité, par lassitude. Le frère Georges Sabe vit à Alep. Au micro d'Olivier Bonnel, il raconte la dramatique situation des civils et en appelle au Pape, pour remobiliser les consciences : RealAudioMP3 

Entretien avec Fr. Georges Sabe - Radio Vatican (http://fr.radiovaticana.va)

«Nous avons passé onze jours sans électricité dans la ville d’Alep. Maintenant, ça fait plus de dix jours que nous n’avons plus aucune goutte d’eau dans nos robinets. On a coupé l’eau à toute la ville d’Alep. La population se rend dans les Églises et les Mosquées qui ont fait des projets de forage de puits. On prend l’eau du puits pour faire le forage nécessaire. Avec cette eau-là, on essaye de boire, mais ce n’est pas une eau soumise à une bonne analyse. Donc, on craint certaines maladies. Voilà, ça c’est la réalité, c’est le pain quotidien que nous menons ici, dans la ville d’Alep, depuis deux ans. Mais en plus de cela, on n’a jamais souffert autant que depuis une vingtaine de jours dans la ville d’Alep! Ça, c’est très grave. Les gens s’arrangeaient en ce qui concerne l’électricité mais avec l’eau, on ne peut pas s’en accommoder. Ce n’est pas possible qu’une population soit punie uniquement parce qu’elle vit dans une ville et qu’elle n’a pas fait de choix ni pour l’un ni pour l’autre, que l’on nous punisse en nous coupant l’eau.

Père Georges, est-ce que vous savez d’où viennent ces coupures d’électricité et surtout, ces coupures d’eau ? 

L’eau de la ville d’Alep arrive du fleuve, l’Euphrate. Elle passe par des stations de pompage. La dernière station de pompage se trouve à l’intérieur de la ville d’Alep. Et cette station est entièrement électronique. Les rebelles ont occupé cette station. Ils l’occupaient depuis longtemps et maintenant, ils ont décidé de couper l’eau, peut-être pour des raisons militaires, je ne sais pas, mais la réalité, c’est que la population est en train de souffrir. On veut punir la population, elle en a ras-le-bol! Si je vous racontais la misère dans laquelle vivent les gens déplacés, dans des souterrains, dans des immeubles. Ce n’est pas admissible qu’on puisse encore aggraver la situation en leur coupant l’eau! Couper l’eau, ça veut dire augmenter le nombre de possibilités de maladies, augmenter le nombre de souffrances de cette population sans aucune raison. 

Aujourd’hui, vous lancez un véritable cri d’alarme... 

On ne peut pas se taire! Moi, j’ai demandé et j’adresse une demande à travers vous, au Saint-Père, au Pape François que je suis régulièrement, avec tout ce qu’il déclare, et je sais toute son amitié et tout son amour pour le peuple syrien. Je lui demande spécialement, au nom de toute cette population syrienne, indifféremment de la religion, que ce soit chrétien ou musulman, de lancer un appel urgent à toutes les instances politiques et les organismes internationaux humanitaires pour que l’eau revienne. C’est un crime contre l’humanité! Aujourd’hui, on n’a pas le droit de se taire contre une punition imposée à la population dans cette ville meurtrie d’Alep. Nous comptons sur la Providence, nous comptons sur la solidarité entre les gens. Il y a des exemples extraordinaires de cette solidarité dans la population. Nous avons besoin que les médias bougent. Nous avons besoin qu’il y ait une pression sur les autorités politiques dans les grandes puissances pour que cette guerre sale puisse s’arrêter en Syrie. Nous ne pouvons plus supporter toutes les atrocités dans cette ville. Voilà, je ne sais pas si vous avez entendu mais tout près de chez nous, il y a mortier qui vient de tomber... 

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