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Henri Vergès, témoin de l’Amour en Algérie

 

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20/08/2007: Algeria

 

HenriLa fraternité du Mouvement Champagnat de Nîmes, qui a pris le nom d’Henri Vergès, organisait une rencontre les 12 et 13 mai, au monastère des Clarisses de cette ville, sur le thème : « Henri Vergès, témoin de l’Amour en Algérie. »

Françoise Gonnet, responsable de la fraternité et artiste-peintre, exposait une série de tableaux peints récemment pour évoquer la vie de notre frère et celle des moines de Tibhirine dont le prieur, Christian de Chergé, était ami d’Henri. Le burnous d’Henri, apporté de Notre-Dame de l’Hermitage, était un rappel fort de sa présence en Algérie.
La soixantaine de participants, après avoir parcouru l’exposition, a pu écouter Henri dans un entretien accordé en mars 1994, dans son bureau de Ben Cheneb, à une sœur mandaté par Mgr Teissier, archevêque d’Alger, pour réaliser un film sur le diocèse et ses forces vives. Henri y explique comment il en est arrivé à se trouver responsable d’une bibliothèque fréquentée par 1200 jeunes du quartier de la Casbah et pourquoi il se sent à l’aise dans un travail qui correspond à sa vocation de religieux-éducateur.

Après une brève évocation des étapes de la vie de notre frère à l’intention de ceux qui ne le connaissaient pas, il y eut quelques témoignages pour souligner quelques aspects particuliers de sa physionomie humaine et spirituelle : sa foi et sa confiance, son amour du travail, sa discrétion et son respect de l’autre, son sens de l’accueil et du partage, son humilité profonde et comme naturelle, sa joie et son austérité, sa fidélité à la prière, sa piété mariale…

Parmi les témoins se trouvait le frère Michel Voute, compagnon d’Henri lors du drame. M. Belaïd Dahmane, ancien proviseur du lycée de Sour-El-Ghozlane, ami d’Henri, ne pouvant être présent à cette rencontre, avait envoyé une série de témoignages au frère Jean Roche. Cet ami musulman, avait beaucoup partagé sa foi et sa prière avec notre frère, de 1976 à 1988.

L’après-midi du samedi se terminait par une prière mariale inspirée de la vie d’Henri.
Le dimanche 13 mai commençait par une table ronde avec la mère Marie-Cécile, abbesse du monastère, qui avait bien connu Henri au temps où elle était vicaire du monastère d’Alger, près de Notre-Dame d’Afrique. C’est ce monastère qui a été transféré à Nîmes en 1995. Mère Marie-Cécile soulignait l’humilité d’Henri, sa générosité, sa pauvreté. Sœur Raphaël-Marie, bibliothécaire, rappelait qu’elle avait reçu les livres d’Henri, après sa mort tragique. M. Zehkri Abdallah, Président régional de la mosquée de Paris, demeurant à Nîmes, était présent. Il a lu le testament de Christian de Chergé, prieur de Tibhirine, après avoir rappelé qu’il avait accompagné le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, lors d’un récent voyage en Algérie, sur les pas des moines de Notre-Dame de l’Atlas.

L’homélie de la messe qui commentait la parole de Jésus sur le don de la vie comme preuve du plus grand amour, a été faite par Pierre Reynaud, diacre, ancien responsable de la fraternité Henri Vergès. Après l’eucharistie, les participants ont pris un apéritif-buffet, dans le jardin avant de se retrouver à 15 heures pour écouter d’autres témoignages relatifs à la vie et à l’action du frère Henri.

À 16h30, dans la chapelle du monastère, représentation d’une pièce de théâtre intitulée : « Tibhirine, de l’Amour dans l’air », une mise en scène de poèmes écrits par le frère Christophe Lebreton (45ans), le plus jeune des moines martyrs. Mgr Robert Watebled, évêques de Nîmes était dans l’assistance.

Vers 18 heures, c’était l’envoi de tous les participants, invités à marcher à la suite des témoins, Henri et les moines de Tibhirine, dont la vie est lumière de route pour chacun, aujourd’hui.

Merci à la fraternité de Nîmes pour cette initiative qui a été un succès.

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