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Dévotion au Coeur Immaculé de Marie

 

Volumen XIX | Número 143

Bulletin de l'Institut, vol. XIX, n. 143, juillet 1951, Pp. 441-453

Origine. Cheminements. — Les historiens de la spiritualité qui se penchent sur les écrits des Pères et des auteurs ascétiques nous les montrent méditant l'Evangile, approfondissant l'analyse psychologique de Notre-Dame et mettant en relief : la pureté, la charité, la force magnanime et généreuse de son cœur incomparable1.

Saint Bernard, en de filiales effusions, appelle Notre-Dame : la ravisseuse des cœurs. Au temps de saint Bonaventure, des saintes Mechtilde et Gertrude, la dévotion au Cœur de Marie prend des proportions surprenantes. Au XIV° siècle, sainte Brigitte, la première, met l'accent sur l'idée d'une identité morale entre les Cœurs de Jésus et de Marie... Jésus et Marie ont opéré le salut du genre humain quasi uno corde.

Au XV° siècle, les témoignages se multiplient en faveur de la dévotion au Cœur de la Mère de Dieu. On cite surtout Gerson, saint Laurent Justinien et saint Bernardin de Sienne, qui donne un commentaire enflammé des sept paroles de Notre-Dame. Au XVI° siècle, malgré de grandes agitations spirituelles, le culte du Cœur de Marie a de fervents adeptes. D'illustres disciples de saint Ignace s'en font les zélateurs, par exemple : Suarez, saint Pierre Canisius, Nirenberg, Binet, Poiré, Cornélius a Lapide, etc.

Parmi les dévots du Cœur de Marie, on ne saurait oublier saint François de Sales, car pour lui le Cœur de Marie est moralement une seule chose avec le Cœur de Jésus. Une longue liste serait à dresser des grands dévots du Cœur très pur de la Mère de Dieu, à la fin du XVI° et au début du XVII° siècle... Cependant malgré tant de théologiens, de docteurs parmi les admirateurs du Cœur de Marie, la dévotion reste privée et étrangère à la Liturgie et à l'intérêt des fidèles. Elle ne fait pas sentir son influence sur la vie de toute l'Église, Elle ne s'impose à l'attention universelle que dans la deuxième moitié du XVII° siècle.

Saint Jean Eudes, considéré par le Vénérable M. Olier et par Bossuet comme le grand prodige de son siècle, est le père, le docteur et l'apôtre du culte liturgique aux Saints Cœurs de Jésus et de Marie, ainsi que le rappellent les décrets de béatification (11 avril 1909) et de canonisation (31 mai 1925). Par la fondation de deux Congrégations, par la célébration d'une fête du Cœur de Marie et par l'ouvrage : le Cœur admirable de la Très Sainte Mère de Dieu, auquel il travaille pendant trente ans, il fait pénétrer cette dévotion parmi les fidèles. En Italie, le Père Pinamonti, S. J., dans II Sacro Cuore de Maria Vergine, répand une doctrine identique à celle de saint Jean Eudes.

Au cours du XVIII° siècle, la dévotion au Saint Cœur de Marie se développe lentement dans le rayonnement du culte du Sacré-Cœur de Jésus, surtout après l'approbation, en 1765, de la fête du Sacré-Cœur par le Saint-Siège. En 1799, Pie VI, prisonnier à Florence, accorde au clergé de Palerme l'autorisation de fêter le Cœur très saint de la Vierge Marie. En 1805, Pie VII concède la fête du Cœur de Marie à ceux qui en font la demande ; mais on utilisera la messe de Notre-Dame-des-Neiges. En 1808, une confrérie du Cœur-de-Marie est érigée à Rome.

 

Chez les Petits Frères de Marie, du vivant du V. P. Champagnat, — A cette époque, l'abbé Champagnat trouve, au petit séminaire de Verrières et au grand séminaire Saint-Irénée de Lyon, des disciples de M. Olier ou des maîtres pénétrés de son esprit qui s'inspirent des écrits de Bérulle, d'Olier, de Jean Eudes, de Boudon. Ils encouragent la vie d'union à Jésus par le moyen de Marie et une spéciale dépendance. Ce qu'ils mettent particulièrement en relief, c'est l'intérieur de Jésus et de Marie.

C'est donc en écoutant ces doctes et pieuses leçons que la dévotion mariale de Marcellin Champagnat, puisée sur les genoux maternels et au sein de la famille, va jeter de profondes racines dans son âme ardente.

C'est bien par Marie qu'il entend aller à Jésus et lui conduire les âmes. Le Cœur de Marie sera pour lui et ses disciples la porte du Cœur de Jésus. La dévotion aux Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie sera inculquée aux Frères, et les deux noms bénis seront constamment unis et invoqués, comme en témoignent les lettres circulaires et individuelles du Vénérable Père,

La première lettre circulaire dont le texte nous ait été conservé (15 janvier 1829) et la dernière signée par le Père Champagnat (14 mars 1840) s'achèvent sur les formules : Votre tout dévoué dans les Cœurs de Jésus et de Marie... Je vous embrasse affectueusement dans les Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie.

On a reproduit dix-sept lettres du Vénérable Fondateur à dix Frères2. Onze d'entre elles se terminent par la déclaration : Je vous laisse ou vous embrasse dans les Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie. Les six autres affirment équivalemment cette indissoluble dévotion par la formule : Que Jésus et Marie soient avec vous !

Après les apparitions de Notre-Dame à sainte Catherine Labouré, en 1830, la médaille demandée par l'Immaculée, portant le monogramme mariai et les Cœurs de Jésus et de Marie, se répand partout avec une miraculeuse rapidité, spécialement dans les milieux lyonnais. Notre-Dame, elle-même, propose au culte des fidèles son Cœur très saint avec celui de son divin Fils. Les Petits Frères de Marie répètent avec ferveur la douce invocation : 0 Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Qu'on se reporte au fac-similé des lettres d'obédience que signait en 1833, le Père Champagnat3. Autour d'une gravure représentant la Sainte Vierge et l'Enfant Jésus on lit : Marie a été conçue sans péché.

En 1838, le Père Champagnat se trouve à Paris, poursuivant les efforts tentés en 1829,1834, 1836 et 1837 pour obtenir l'approbation de l'Institut. Ses courses et ses démarches n'ont que cet unique objectif. Il va répandre ses inquiétudes et ses prières au sanctuaire de Notre-Dame des Victoires et fait connaissance du saint abbé Desgenettes qui a récemment établi dans la paroisse l'Archiconfrérie du Très Saint et Immaculé Cœur de Marie, refuge des pécheurs, et dont de miraculeuses conversions proclament la surnaturelle intervention... Le Père Champagnat y revient plusieurs fois et se fait agréger à l'Archiconfrérie que Rome a canoniquement érigée...

 

Et après la mort du Père Champagnat. — Après le décès du Vénérable Fondateur, on continue à invoquer le Cœur Immaculé de Marie et à le supplier de bénir et de protéger l'Institut. A plusieurs reprises, les Supérieurs Majeurs s'efforcent d'obtenir la reconnaissance légale de la Congrégation. Après le vote de la loi Falloux du 15 mars 1850, la situation des Petits Frères de Marie devient intenable. Les FF. François et Louis-Marie bataillent à Paris, pendant quatre mois, de mars à juin 1851. Pour s'en faire quelque idée, il faut relire la Circulaire du 3 juillet 18514.

Aux recours humains multiples et variés, s'ajoutent les instances auprès de nos amis et protecteurs du Ciel. C'est pour atteindre ce résultat, si longtemps désiré et si tenacement recherché, que le 25 avril 1851, les Supérieurs, alors à Paris, font agréger l'Institut et toutes les maisons existantes à l'Archiconfrérie du Très Saint et Immaculé Cœur de Marie, dont la renommée est devenue mondiale en quelque sorte. Ils s'engagent à ériger, à Notre-Dame de l'Hermitage, une statue de Notre-Dame des Victoires et une autre en l'honneur de saint Joseph, si le décret gouvernemental est obtenu...

Voilà pourquoi les pèlerins de Notre-Dame de l'Hermitage, débouchant dans la cour Sainte-Marie, se trouvent devant une grande statue de Notre-Dame des Victoires, comme ils ont salué, dans la cour intérieure, celle de saint Joseph. Les deux monuments de la reconnaissance ont été solennellement bénis, à la clôture de la retraite de 18515. Depuis cette époque, le salut du Saint-Sacrement du jeudi, avec son programme invariable fixé à l'article 789, 6° des Règles du Gouvernement, est une action de grâces et l'expression de notre dévotion au Très Saint et Immaculé Cœur de Marie.

Les prodiges de la médaille dite miraculeuse et les grâces inouïes obtenues par l’Archiconfrérie de Notre-Dame des Victoires, répandent la dévotion au Cœur de Marie ; mais la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception (8 décembre 1854) contribue étonnamment à l'extension de ce culte d'amour. Chez nous, l'octave de la fête sera désormais solennisée par le salut du Très-Saint-Sacrement et le chant du Magnificat6. Quelques semaines après ce grand événement mariai, le 2 février 1855, le Vénéré Frère François, dans une Circulaire, dégage les enseignements de la définition dogmatique et invite à redire avec une foi plus vive les invocations : O Marie conçue sans péché, etc. Bénie soit la sainte et immaculée conception de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu ! Il annonce que le samedi, à la place des Litanies lorettanes, on récitera les litanies de l'Immaculée Conception, précédées de l'invocation : O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Cette pratique devait durer jusqu'au mois de juin 18827.

Cette année 1855, voyait paraître la première édition du Manuel de Piété, à l'usage des Petits Frères de Marie, contenant les Principes de la perfection chrétienne et religieuse et les prières ordinaires de l'Institut. Le recueil d'indulgences qui terminait le manuel énumérait entre autres les indulgences plénières accordées aux Associés de l'Archiconfrérie du Saint et Immaculé Cœur de Marie. En recommandant le Manuel aux Frères, le Frère François les invite à se renouveler dans la dévotion à l'Immaculée8.

Datée de la fête du Sacré-Cœur, la Circulaire du 1er juillet 1859 annonce les retraites annuelles et recommande de les préparer par une méditation fervente des litanies du Sacré-Cœur. « Mais, conclut-il, pour aller plus sûrement au Cœur sacré de Jésus, n'oublions pas de passer par le Cœur Immaculé de Marie : il v a entre ces deux Cœurs une liaison si intime, une conformité si parfaite ! le Révérend Père Cholleton, de pieuse mémoire, et qui a tant fait pour nous jusqu'à ses derniers moments, donnait comme une des meilleures pratiques, pour obtenir la sainte chasteté et la persévérance dans la grâce de Dieu, ces deux invocations : Cœur sacré de Jésus, ayez pitié de nous. Cœur Immaculé de Marie, priez pour nous. Il voulait même qu'on les répétât tous les jours à la sainte Messe, au moment de l'élévation du Corps et du Sang de Notre-Seigneur. »

Et le Frère François, à l'imitation du Vénérable Père, achève ses conseils et exprime son attachement aux Frères dans l'amour des saints et sacrés Cœurs de Jésus et de Marie9.

Le 29 juin 1863, le R. F. Louis-Marie annonce deux bonnes nouvelles : le commencement de la chapelle de la Maison-Mère et la livraison, aux prochaines retraites, du Directoire de la solide piété. C'est un fort volume in-18 de 710 pages contenant : un choix varié de pratiques de piété et de formules de prières, de solides instructions précédant chaque dévotion, une série de méditations sur Notre-Seigneur. Le Frère Supérieur Général en attend des fruits abondants de ferveur, de piété et de perfection pour tous les membres de l'Institut. Il espère même que les fidèles et les enfants les plus avancés pourront s'en servir avec grand avantage pour le bien de leurs âmes10.

Substantiellement ce Directoire est resté le même, sauf quelques modifications, dans les éditions suivantes. Celle de 1928 reproduit les formules de 1863 en l'honneur du Saint Cœur de Marie : Consécration, amende honorable, litanies, aspirations, saluts précédés de ces considérations : « II y a tant de liaison et de conformité entre le Cœur de Jésus-Christ et celui de sa très sainte Mère, que Ton ne peut parfaitement honorer l'un sans se sentir porté à honorer l'autre. Les Frères auront donc une vénération particulière pour le Cœur de Marie. Ils se rappelleront que la voie la plus sûre de parvenir au Cœur adorable du Fils, c'est d'aimer et d'imiter le Cœur de la Mère. »

C'est dans la Circulaire du 9 février 186711 que paraissent dans leur forme définitive les six invocations à réciter après le Salve Regina du matin et après la prière du soir. Ces six invocations, qui consacrent les grandes dévotions des Petits Frères de Marie, seront d'abord périodiquement prescrites pour d'instantes supplications en de graves circonstances12. Dans la suite, elles feront l'objet de statuts capitulaires.

Le XI° Chapitre Général (octobre 1907) ordonne l'Offrande de l'Apostolat de la Prière au Sacré-Cœur par le Cœur Immaculé de Marie après le Salve Regina et les six invocations ordinaires et précise que ces mêmes invocations seront récitées après les Salve Regina et la prière du soir13.

Le XII° Chapitre Général (mai 1920) maintient ces invocations pour le matin, mais les supprime à la prière du soir14, tandis que demeure le Salve Regina introduit à l'occasion de la guerre. Le XIIIe Chapitre (1932) confirme le statut de 1920 et le XIVe ne revient pas sur ce point15.

Il n'est pas sans intérêt, dans ces notes d'histoire, de signaler combien la Société de Marie, dès les origines, a inspiré à ses membres la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Dans une Circulaire du 4 juin 1869, le R. F. Louis-Marie rappelait une visite du R. P. Colin à la Maison-Mère, en février de la même année, dans laquelle le bon vieillard terminait une touchante allocution par ces mots : « Adieu ! mes enfants, je vous laisse tous dans le Saint Cœur de Marie, n'en sortez jamais !..« » A la suite du vénéré Père, le F. Louis-Marie invite à entrer dans le Très Saint Cœur de Marie par la confiance, l'imitation et l'amour et à n'en jamais sortir... C'est dans la délicieuse prison du Sacré-Cœur, avec le Cœur Immaculé de Marie, que les Frères devront se préparer aux retraites. Et il prescrit que, dans la neuvaine préparatoire à l'Assomption, on ajoutera, après l'Angélus, un Ave Maria avec les invocations : Cœur Sacré de Jésus, ayez pitié de nous. Cœur Immaculé de Marie, priez pour nous16.

 

Vers la consécration du genre humain au Cœur Immaculé de Marie. — A partir de 1836, l'Archiconfrérie du Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs devient un foyer de rayonnement intense de cette dévotion. La proclamation du dogme de l'Immaculée Conception, en ravivant la dévotion mariale, contribua à l'essor de la dévotion au Cœur de Marie et à répandre le vocable « Cœur Immaculé de Marie17 ».

En 1855, la Congrégation des Rites ne fait plus difficulté à concéder la fête du Cœur de Marie avec messe et office propres qui s'inspirent largement de saint Jean Eudes ; mais elle n'a pas encore le caractère universel et en bénéficient seulement les diocèses et communautés qui en font la demande expresse. Des congrégations religieuses, des associations et confréries se forment sous le vocable du Cœur de Marie. L'approbation est accordée aux scapulaires qui se portent en son honneur.

Dans la dévotion des fidèles, comme dans l'ordre du salut, Notre-Dame est indissolublement unie à Notre-Seigneur. Aussi observe-t-on qu'avec la diffusion de la dévotion au Sacré-Cœur et la consécration du genre humain au Divin Cœur, le projet de consacrer les diocèses au Cœur très pur de Marie est réalisé par plusieurs évêques, avec l'autorisation du Saint-Siège.

Au début du XX° siècle, les Jésuites, les Eudistes prirent l'initiative de pétitions au Souverain Pontife pour obtenir la consécration universelle du genre humain au Cœur Immaculé de Marie. Le Bienheureux Pie X l'avait décidée en principe. La première guerre mondiale survint.

En 1917, à Fatima, Notre-Dame recommandait de répandre la dévotion à son Cœur, la présentant comme un moyen de salut. Le 27 juillet 1930, le Congrès marial de Lourdes, parmi ses vœux, en émettait un en faveur de la consécration explicite du genre humain ou Cœur Immaculé de Marie18.

D'autre part, un vaste et puissant mouvement était suscité pour obtenir l'extension de la fête à toute l'Église et des honneurs liturgiques plus élevés. Des centaines d'évêques en ont signé la supplique au Souverain Pontife19.

« Notre Très Saint-Père le Pape Pie XII, touché des graves malheurs dont les peuples chrétiens étaient affligés à cause de l'horrible et cruelle guerre, consacra pour toujours la Sainte Église universelle et tout le genre humain au Cœur Immaculé de la Bienheureuse Vierge et Mère, le 31 octobre 1942, à la clôture des fêtes de Fatima, comme le Pape Léon XIII le fit autrefois au Sacré Cœur de Jésus.

« Afin de garder la mémoire de cette consécration, II ordonna, en l'étendant à l'Église universelle, de célébrer la fête du Cœur Immaculé de Marie, le 22 août au lieu du jour octave de l'Assomption, sous le rite double de 2nde classe, dans le but d'obtenir, par le secours de la Bienheureuse Mère de Dieu, la paix pour toutes les nations, la liberté de l'Église du Christ ; pour les pécheurs ; le pardon de leurs fautes ; pour tous les fidèles, d'être affermis dans l'amour de la pureté et la pratique des vertus20. »

Le même décret précise ainsi l'objet du culte liturgique : « Par ce culte, l'Église rend au Cœur Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie l'honneur qui lui est dû, puisque, sous le symbole de ce Cœur, elle vénère très dévotement l'éminente et singulière sainteté de l'âme de la Mère de Dieu, mais surtout son très ardent amour envers Dieu et son Fils Jésus, ainsi que sa maternelle bonté envers les hommes rachetés du sang divin. »

Nous savons comment, le 8 décembre 1942, l'Institut a été consacré au Cœur Immaculé de Marie21.

 

Agrégation à l'Archiconfrérie du Très Saint et Immaculé Cœur de Marie pour la conversion des pécheurs. — Comme il a été dit dans la Circulaire du R. F. Supérieur Général, le 25 avril marquait le centenaire de l'agrégation accordée par M. l'abbé Desgenettes, à la demande du R. F. François en 1851, alors qu'il se préoccupait d'obtenir l'autorisation légale de l'Institut.

Grâce à la bienveillance des Directeurs de l'Archiconfrérie, un diplôme d'affiliation in globo de tous les membres de l'Institut a été renouvelé au R. F. Léonida, Supérieur Général, à la date du 3 février 1951. Par suite, tous les Frères et aspirants de la Congrégation peuvent participer aux faveurs spirituelles de l'Archiconfrérie du Très Saint et Immaculé Cœur de Marie dont le siège est au célèbre sanctuaire de Notre-Dame des Victoires.

Nous ne reviendrons point sur les circonstances historiques qui en ont déterminé la fondation. Lors de son centenaire en 1936, le Bulletin de l’Institut a donné sur cet intéressant sujet un substantiel article22, et l'ouvrage, si connu parmi nous, de la Vierge Marie ou Petite Somme Mariale, signale le pèlerinage et l'archiconfrérie23.

Nous nous bornerons aux indications suivantes :

a) Extraits des statuts :

1) Cette pieuse association a pour but : 1° D'honorer d'un culte tout spécial le Cœur Immaculé delà Très Sainte Vierge ; 2° d'obtenir de la divine miséricorde, par la protection et les prières de l'auguste Mère de Dieu, la conversion des pécheurs.

2) Chaque associé se fera une pieuse habitude de porter sur lui une médaille de l'Immaculée Conception, dite médaille miraculeuse, et de répéter souvent la petite prière qui s'y trouve gravée : O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.

3) Pour participer aux avantages spirituels de l'Œuvre, les associés sont invités à réciter, tous les jours, aux intentions générales de l'Association, la Salutation Angélique et l'invocation : Refuge des pécheurs, priez pour nous.

4) Les associés sont aussi invités à offrir, chaque jour, à Dieu toutes leurs bonnes œuvres, en union au très Saint Cœur de Marie, pour obtenir la conversion des pécheurs.

5) Les Associés se souviendront que c'est surtout par la pureté de leur cœur qu'ils obtiendront la protection du Cœur très saint et immaculé de Marie ; ils s'efforceront de la mériter par de bonnes confessions et par de fréquentes communions, surtout aux fêtes de l'Archiconfrérie.

6) Tous les samedis de l'année sont des jours de plus grande dévotion au Cœur Immaculée de Marie. Les Associés sont invités à, offrir, en ces jours, à, Marie des hommages particuliers et à, la prier plus spécialement pour les pécheurs...

 

b) Diplôme d'agrégation in globo.

Le diplôme d'agrégation accordé, le 3 février 1951, h, notre Institut porte le numéro 21.105, ce qui indique le grand nombre de confréries existantes. Ce diplôme s'étend à toutes les chapelles et aux membres de la Congrégation qui la composent actuellement, à quelque titre qu'ils lui appartiennent, et à tous ceux qui pourront, par la suite, lui appartenir.

Pour gagner les indulgences qui affectent les associés de l'Archiconfrérie, les membres de la Congrégation agrégée in globo n'ont point d'autres pratiques extérieures à s'imposer (ainsi que les autres associés) que la récitation quotidienne de l’Ave Maria aux intentions de l'Œuvre, c'est-à-dire en vue d'honorer le Cœur Immaculé de l'auguste Mère de Dieu et de procurer la conversion des pécheurs. On peut, à cette fin, consacrer, une fois pour toutes, l'Ave Maria de la prière du matin et du soir.

Il importe d'observer que l'agrégation in globo d'une congrégation ne vaut que pour ses seuls membres. Elle ne donne pas le droit d'ouvrir un registre pour les fidèles et de leur faire gagner dans la chapelle de la maison les indulgences applicables aux réunions.

 

c) Indulgences accordées aux Associés de l’Archiconfrérie :

Indulgences plénières. Deux fois par mois, à volonté ; — le dimanche avant la Septuagésime, fête de l'Archiconfrérie ; — le jour de la Circoncision de Notre-Seigneur ; — les cinq grandes fêtes de la Sainte Vierge et le jour de sa Compassion ; — la fête de la conversion de saint Paul (25 janvier) ; — la fête de saint Joseph (19 mars) ; — de saint Jean-Baptiste (24 juin) ; — de sainte Marie-Madeleine (22 juillet) ; — de saint Jean l'Evangéliste (27 déc.) ; — le jour anniversaire du baptême, si l'on a été exact à réciter dévotement chaque jour la Salutation Angélique pour la conversion des pécheurs ; — et à l'article de la mort. Évidemment le gain de ces indulgences est soumis aux conditions ordinaires indiquées dans notre calendrier religieux.

Indulgences partielles : Cinq cents jours quand ils assistent aux prières de l’Archiconfrérie dans une chapelle affiliée.

Pour nous, le Salut du Saint-Sacrement du jeudi avec les prières indiquées donne droit à cette indulgence.

Cent jours toutes les fois qu'on accomplit une bonne œuvre ou quelque exercice de piété pour la conversion des pécheurs.

___________________________

1 Campana ; Maria nel culto cattolico, t. II, p. 173.

2 Circulaires, l. I, passim.

3 Circulaires, L I. p. 175.

4 Tome II, p. 56.

5 Monographie de Notre-Dame de l'Hermitage, p. 37-39.

6 Règles du Gouvernement, art. 787.

7 Circulaires, t. II, p. 225 ; t. VII, p. 57.

8 Circulaires, t. II, p. 240-244.

9 Circulaires, t. II, p. 373.

10 Circulaires, t. III, p. 175.

11 T. III, p. 376.

12 T. IV, p. 347, 476 ; t. VI, p. 121, 130, 140, 204.

13 T. XI, p. 268.

14 T. XIV, p. 403.

15 T. XVI, p. 751.

16 Circulaires, t. IV, p. 29-34.

17 Catholicisme, col. 1284.

18 Circulaires, t. XVI, p. 546.

19 Campana : Maria nel culto, II, p. 229.

20 Décret du 4 mai 1944.

21 Circulaires, t. XIX, p. 182.

22 T. XV, p. 5-16.

23 La Vierge Marie, 5° éd., p. 249, 283.