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Sœurs missionnaires de la Société de Marie (SMSM)

 

Volumen XXIX | Número 211

Bulletin de l'Institut, vol. XXIX, n. 211, juillet 1970, Pp. 68-73

Depuis le 21 janvier 1969, les Sœurs Maristes Missionnaires sont devenues à peu près les plus proches voisines de la maison généralice des Frères Maristes.

Au bas du Piazzale M. Champagnat, plus exactement au N. 33 de Viale Africa, une congrégation américaine de Trinitaires avait fait construire une résidence, il y a quelques années. Comme ils devaient la quitter pour une période provisoire, ils ont accepté très gentiment d'y installer comme gardiennes, les Sœurs Maristes Missionnaires qui jusque-là avaient leur maison généralice à Castelgandolfo.

C'était le Chapitre de 1951 qui avait décidé ce rapprochement du Centre de la Chrétienté, car auparavant la maison généralice était à Ste Foy-les-Lyon (France).

En remontant le passé on trouverait une autre date plus importante: 30 décembre 1931. C'est alors que le « Tiers-Ordre régulier de Marie » devient congrégation pontificale, adopte des Constitutions, d'ailleurs très sobres, rédigées par le R. P. Grimai, S. M., et prend le nom de « Sœurs Missionnaires de la Société de Marie »

Mais l'idée de cette famille mariste remonte bien plus haut. C'est en 1847 que tout commence avec une laïque missionnaire — peut-être la première laïque missionnaire: Marie-Françoise Perroton, une Lyonnaise qui va s'embarquer pour Wallis et Futuna où le Père Chanel, peu auparavant, est tombé martyr. Pendant près de 12 ans, elle ne reverra plus aucune femme blanche. Est-elle tertiaire à ce moment? C'est difficile à dire.

En 1858, le Père Poupinel lui amène ses 3 premières compagnes qui, elles, sont tertiaires. Il s'en ajoutera 7 en 1862. Mgr Bataillon, dans une visite en France, a en effet apporté une lettre d'une femme wallisienne demandant que des chrétiennes viennent s'occuper des femmes de l'île, comme les Pères et les Frères s'occupaient des hommes.

Ces premières Tertiaires missionnaires sont connues dans la congrégation comme « les Onze Pionnières ».

Jusque-là tout va bien, mais dans la conception très structurée d'alors, un groupe de femmes faisant œuvre apostolique doit trouver sa voie davantage du côté d'une vie de forme canonique que du côté de la souplesse. Or, une congrégation missionnaire: Notre-Dame des Missions, venait de naître à Lyon et recourait à l'aide des Pères Maristes. Elle désirait s'orienter vers l'Océanie. Que les Tertiaires des Iles s'unissent donc à elles!... L'essai n'est pas très heureux, à Samoa: les règles d'une congrégation cloîtrée ne semblent pas indiquées pour une action missionnaire nécessairement très proche du peuple. (La Congrégation de Notre Dame des Missions existe cependant encore et retourne même cette année à Samoa).

Les Tertiaires Maristes vont donc suivre leur propre voie, restant unies malgré l'émiettement que constitue leur statut diocésain. Elles ont en commun un noviciat fondé à S. Brieuc en 1881, mais c'est chaque évêque d'Océanie qui « appelle aux vœux » telle ou telle religieuse qui sera définitivement affectée à son diocèse — même si c'est un Père Mariste qui est délégué pour recevoir ces vœux. Il arrive aussi que ce soit le Père Général des Pères Maristes qui « appelle aux vœux » une religieuse, comme ce fut le cas en 1928 pour l'actuelle Mère Générale: Mère Mary Cyr.

Le noviciat passe à Ste Foy en 1887. Plus tard d'autres noviciats s'ouvriront: aux U.S.A., en Nouvelle-Zélande, en Australie, en Nouvelle-Calédonie, en Italie.

Lorsque les Tertiaires deviennent en 1931 les Sœurs Missionnaires de la Société de Marie, il y a bien un moment d'hésitation chez quelques-unes. Pourquoi élire une Mère Générale? La dépendance d'un évêque n'est-elle pas plus ecclésiale? Mais très vite l'accord est acquis. Et les différentes Mères Générales, la première par sa jeunesse et son sens de l'organisation, Mère Mary Rose; la seconde en 1939: Mère Marie de Chantai, par son sens missionnaire et son grand cœur; la troisième en 1951, Mère Marie Jeanne d'Arc, par son sens de l'administration, vont donner, s'il est possible, une cohésion encore plus grande à cette famille religieuse qui, même dans l'éparpillement diocésain, ressentait déjà très fort son unité.

Le Chapitre de 1963 qui allait élire Mère Cyr, se trouvait situé en plein Concile. Il allait pouvoir, un des tout premiers, à bénéficier des premières réformes conciliaires, en particulier sur certains aspects liturgiques. Mais comme le Concile n'en était qu'à ses débuts, on aurait pu s'attendre à ce que soit imposé, comme à toutes les congrégations, le Chapitre Spécial de rénovation postconciliaire. Les Sœurs Maristes Missionnaires ont été une des très rares congrégations à en être dispensées. La révision des textes en 1963, la pauvreté de la congrégation, les très coûteux voyages qu'il fallait envisager ont motivé cette dispense. Par contre le Chapitre ordinaire allait être devancé d'un an et demi pour devenir, bien qu'avec un peu de retard, en même temps Chapitre Spécial. Il aura lieu à partir du 4 janvier 1971.

Y participeront 30 Sœurs: 18 élues, et 12 de droit. Les membres de droit sont la Mère Générale avec les 4 membres de son Conseil et l'Econome Générale, plus une ancienne Mère Générale et les 5 Provinciales.

Quant aux Sœurs élues il y en a 4 qui représentent Nouvelle-Zélande, Fidji-Tonga-Samoa; 4 pour Nouvelle-Calédonie, Nouvelles-Hébrides, Wallis et Futuna; 4 pour Hollande-Algérie-Sénégal-France-Italie-Burundi; 3 pour Australie-Salomon Nord-Salomon Sud; 3 pour U.S.A.-Hawaï-Jamaïque-Pérou.

Les Provinces ne datent que de 1964. Auparavant chaque secteur dépendait directement de la Mère Générale, qui avait sur place pour la remplacer une sœur nommée Régionale, dont les pouvoirs étaient moindres que ceux d'une actuelle Provinciale.

Le Chapitre de 1963 ayant déjà revu complètement Règles et Constitutions, il semblerait qu'il n'y ait plus de travail à l'aire de ce côté, d'autant plus qu'on partait en 1931 d'un texte somme toute assez sobre. Mais en réalité on n'échappe guère à un processus qui est plus ou moins le même que pour nous, Frères Maristes: un projet est rédigé par une commission (5 Sœurs pendant 4 mois); le projet est envoyé à toutes les Provinces et discuté dans les Chapitres Provinciaux; les remarques sont rassemblées et envoyées à la Maison Généralice. A partir de là, le Chapitre Général verra ce qu'il doit faire. Il est probable d'autre part que les « Fontes » sur lesquelles le Chapitre des Pères Maristes a trouvé un des points d'accord seront utilisées par les Sœurs S.M.S.M.

Il est évidemment difficile de dire quelles grandes réformes pourra apporter le Chapitre Général. La congrégation est pauvre et elle est missionnaire à peu près à 100%. Ceci est une force et une garantie considérables.

L'apostolat s'exerce par des écoles de divers niveaux, des dispensaires, et en plusieurs endroits, des cours de formation pour les femmes, ces diverses œuvres donnant toutes des possibilités très efficaces d'éducation religieuse.

En plusieurs endroits, il y a des Sœurs dans des léproseries. L'une d'elles, Sœur Marie-Suzanne a été il y a encore peu de temps, célèbre pour ses recherches sur un vaccin contre la lèpre, à la Faculté Catholique de Lyon. Sœur Marie de la Trinité lui a succédé, puis a confié la suite de l'étude aux Laboratoires Mayrieux. Pour Fidji, après avoir choisi Makogaï qui était une île, on a pu maintenant se rapprocher des villes, car la lèpre ne comporte plus autant de dangers. Certains peuvent en guérir, et d'autres voir leur mal suffisamment enrayé pour ne plus être un péril pour leur entourage. Pour certains, il faut après leur maladie une maison de rééducation, avec traitements physiothérapeutes pour préparer leur réadaptation à tel ou tel métier.

Au Sénégal, la seule religieuse autorisée à soigner les lépreux dans les hôpitaux du Gouvernement (ils sont quelque 50.000) est une religieuse S.M.S.M.

Enfin dans les activités apostoliques des Sœurs S.M.S.M. il ne faut pas oublier les diverses congrégations locales qu'elles ont prises en charge... A Samoa, Tonga, Wallis et Futuna, les jeunes filles deviennent plutôt S.M.S.M. A Fidji, elles entrent généralement dans la congrégation diocésaine des Sœurs de N. D. de Nazareth. L'une d'elles est supérieure générale mais elle a demandé d'avoir près d'elle, comme conseillère, une S.M.S.M. qui avait été mère générale de cette congrégation et était depuis vicaire générale dans sa propre congrégation.

En Nouvelle-Calédonie et aux Nouvelles-Hébrides, la congrégation locale s'appelle: Petites Filles de Marie; aux Salomon du Sud: « Daughters of Mary Immaculate ».

Ces trois congrégations avoisinent ou dépassent la centaine de membres.

Aux Salomon Nord la « Congregation of the Sisters of Nazareth » est moins nombreuse: une quarantaine de membres.

Dans les trois dernières congrégations, la Mère Générale et la Maîtresse des Novices sont des Sœurs S.M.S.M. Et en maint endroit, S.M.S.M. et congrégations locales vivent une véritable symbiose.

Quant aux Sœurs S.M.S.M. elles-mêmes, elles atteignaient en janvier 1970 le chiffre de 840. Le maximum a été atteint en 1967: 854.

Elles sont au service des pauvres, des plus pauvres même généralement. Aussi les impositions de la Caisse Générale sont-elles très faibles: 5 livres sterling par sœur et par an. Cependant quelques secteurs reçoivent des subventions ou un salaire de l'Etat et peuvent aider efficacement la congrégation.

Bien sûr les Sœurs S.M.S.M. sont nées en dehors du contexte Frères Maristes, mais sans doute y a-t-il eu cependant des contacts en Océanie entre Sœurs et Frères dans les tout premiers temps, et en tout cas, depuis, dans certains pays comme les Salomons, la Nouvelle-Calédonie, Fidji, Samoa, le Pérou, les zones de travail sont très proches et même parfois la collaboration est des plus actives.

Pourquoi la Providence a-t-elle permis un rapprochement des maisons généralices?

L'avenir le dira peut-être.

 

Au moment de mettre sous presse.

Sœur Marie-Anatoile, qui est pratiquement l'auteur de cet article, nous communique des extraits d'un dossier jusqu'ici inexploité, et qui est très intéressant pour la communauté de nos origines:

Lettre du Père Vardin au Père Poupinel (Lyon, 15 octobre 1857)

... Le second envoi de missionnaires que je vous ai annoncé est enfin fixé au 20 novembre prochain... Le nombre des partants est de quatre Pères: ce sont les PP. Bretton, Castagnier, Guitta Pierre et Garnier. Ils seront accompagnés des ff. Edouard de Rochefort, du F. Emery et d'un autre de l'Hermitage...

Outre les 4 pères et les 3 frères, il y aura aussi dans le départ quelques femmes que Mgr (Bataillon) baptise du nom de Sœurs de Charité. Elles sont au nombre de 3. Une ira avec Mlle Perroton, les deux autres seront ensemble dans un autre établissement.

Lettre du Père Yardin au Père Rocher (Lyon, 17 juin 1858)

... Nous préparons un départ pour la Nelle Calédonie; il y aura 3 Pères... 3 frères servants... j'ai aussi demandé deux frères enseignants de l'Hermitage, l'absence du f. Louis-Marie retarde la réponse mais j'y compte. Enfin deux dames sont en retraite à Jésus-Marie pour décider de leur vocation, il est très probable qu'elles partiront, peut-être qu'une 3ème les accompagnera si elle a le temps d'arranger ses affaires... Je pense que le Père Rougeyron sera content cette fois. Nous pensons mettre les frères enseignants à Port-de-France; les Dames de charité à la Conception; il est important qu'elles ne soient pas à Port-de-France habituellement du moins...

(Lyon, 15 juillet 1858)

...Ces partants sont au nombre de 12 ....., 3 Sœurs ou Dames de charité...