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Lettres de Marcellin 001

 

Br. Marcellin Champagnat
01/12/1823


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Le Père Champagnat avait sans doute plusieurs raisons décrire à Frère Jean-Marie. Après avoir ouvert, le 2 janvier 1822, lécole de Bourg-Argentai, il en était parti subitement pour aller à la Trappe, «laissant les 2 classes, avec 200 enfants, à son second de 15 ans» (Avit. Annales). Revenu après trois ou quatre semaines, il se jette aux pieds du Père pour lui demander pardon. Ce pardon lui fut si bien accordé quen automne 1823, il se vit confier louverture de lécole de Saint-Symphorien-le-Château, actuellement Saint-Symphorien-sur-Coise. (cf. 0M. IV, pp. 294-295; Vie, pp. 181-183). Le Père Champagnat lui témoigne ici toute sa confiance retrouvée.

Mes chers enfans en Jésus et Marie,

[1] Jai tardé jusques aujourd’hui de vous ecrire afin de pouvoir vous donner des nouvelles des autres établissemens que ja visité la semaine passée. Tous se portent bien et ont été bien aises dapprendre de vos nouvelles.

[2] Au Bou[r]g Argental, la frere Michel fait très bien; leur école ne vas pas mal. lls nont pourtant encore que 90 enfans, mais tous les jours il en vient. Ils sont toujours bien mal logé; encore on leur a défendu le jardin et cela convenoit infiniment. Je nen suis point faché. Jai parlé … Monsieur Deplain‚ et … M. de Sablon; je leur ai représenté que la batiment ne pouvoit convenir pour lecole, si on pouvoit compter pour quelque chose de mieux pour lavenir. Ils ont promis, je ne sai ce quils feront. Ils ne se pressent [pas] pour solder.

[3] Les affaires de Boulieux vont a merveille. Il y a déjà… plus de cent enfans. On me demande instament un troisième frere. Je ne sais encore qui jy enverroi. M. le curé est très content. Il ma dit que toutes les nuit il rêvoit à nous, tellement il désiroit nous attirer dans son departement et dans son diocèse, me faisant envisager de grands avantages par le moyen de M. le duc de Vogué dont il se dit nêtre que linterprete. Prions le Bon Dieu quil nous fasse connoitre sa sainte volonté et disons nous toujours ses serviteurs inutiles.

[4] A Vanosc, le frere Laurent y paroit content, mais pour les mo-yens, ils sont toujours modiques.

[5] St Sauveur, l’école prend toujours de nouvea(u)x accroissements, quoique le frere Jean François ny fasse plus l’école; le frere Jean François paroit reprendre un peu ses ses esprits et se resigner. -Jai été un peu faché‚ de ce que vous lui aviez an(n)oncé cette nouvelle détermination (à) son égard. M. Colomb, en voyant arriver trois freres dans la commune, a prévu le coup et ma écrit relativement à cela. Je crois que, malgré‚ les oppositions de part et dautre, je gagneroi mon procès. Car, dans mon voyage, jai repre-senté‚ les raisons que javois den agir ainsi à la maison Colomb en labsence de monsieur le maire. Ils mont paru y prendre part.

[6] Les affaires a Tarentaise y vont aussi très bien. Les enfans disent que le frere Laurent etoit bon enfant, mais que celui ici lest encore plus. Quant à Lavallas, il paroit que nous aurons as(sez denfa)ns et assez de pauvres. Dieu merci, nous ferons comme nous pourrons pour les nourrir.

[7] Il se présentent aussi beaucoup de novices, mais presques tous pauvres et bien jeunes. Cependant trois ont lage de raison, car ils ont pass‚s trente ans. Lun est homme daffaires, un autre cordonier et le troisiemme homme de rien. Mais avec rien le Bon Dieu a fait de grandes choses.

[8] Si vous avez besoin dun troisieme, je pourrai vous le donner, si Monsieur le curé men fait la demande.

[9] Comme je me propose de vous écrire de nouveau, je finis et vous assure que je serai toujours avec plaisir et satisfaction votre tout dévoué‚ père en Jesus et Marie.

[10] Lavallas 1 decembre 1823.

[11] Mes tres humbles respects a M. le curé auquel je me propose decrire.

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