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Lettres de Marcellin 067

 

Br. Marcellin Champagnat
28/08/1836


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Le 24 ou 25 août, en compagnie de Mgr Pompallier et du Père Chanut qui vont régler des affaires concernant la mission dOcéanie, le Père Champagant se rend à Paris dans Iespoir darracher au gouvernement la dernière signature de Iautorisation de sa Congrégation. Il est porteur dune lettre de recommandation de Mgr Gaston de Pins, écrite à Lyon le 24 aoit 1836, à ladresse de S. Ex. M. Pelet de la Lozère, Ministre de IInstruction publique, Paris. (cf. répertoire biographique). « Monsieur le Ministre, la précieuse institution des Petits frères de Marie, est depuis longtemps en instance pour être approuvée. Ce sont des Instituteurs primaires, dignes du plus vif intérêt. Ils produisent le plus grand bien parmi la jeunesse des campagnes. Ils inspirent la morale à leurs élèves avec un succès égal à celui de linstruction quils répandent dans les communes rurales et isolées, et sous ce rapport seul, ils rendent des services immenses à la Société. Déjà le Conseil Royal dInstruction publique a approuvé leurs statuts, le 28 février 1834, avec de légères modifications que les Petits frères de Marie ont consenties. Rien ne sopposait donc plus à leur autorisation. Cependant lordonnance y relative na pas été encore rendue; et cest pour solliciter ce bienfait que M. Iabbé Champagnat se rend auprès de Votre Excellence; je la prie de Iaccueillir avec bonté; son zèle ardent pour IInstitut des petits frères de Marie auquel il sest dévoué tout entier depuis longues années, les succès quil a obtenus et sa persévérance dans une œuvre à la fois si pénible et si utile au public, le rendent digne de cette faveur, et dobtenir Iautorisation qui fait Iobjet de tous ses vœux, et des miens dans Iintérêt général.
Jai lhonneur dêtre etc. ... ».
Dès le lendemain de son arrivée, le Père Champagnat rédige la lettre suivante à Iintention de Frère François, certes, mais aussi de tous les Frères de lHermitage.

Mon bien cher frere,

Après trois jours et trois nuits de marche, nous sommes arrivés a Paris, bien portants et determinés à tout tenter pour réussir chacun dans nos affaires. Notre route sest faite sans que jaye éprouvé, comme je le craignois, les douleurs que jeprouve ordinairement, grâces en soi(en)t rendues à Jesus et à Marie.

Nous sommes logés au seminaire des Missions étrangères. Le digne Superieur de cette maison nous a reçu avec un bonté admirable. Nous sommes logé à côté les uns des autres.

Que nous avons besoin du service des prieres de toute la maison! Je crains bien que nous nobtenions rien, le ministere etait changé. Le nouveau nous serat il favorable, je nen sais rien. Monseigneur Pompailler espère avoir une entrevue avec le roi et la reine. Sil peut, il parlera au roi de notre affaire.

Ne tirez pas peine de moi, je me porte très bien. Je trouve le peuple de Paris très honnete, Nous navon reçu aucune parole désob(l)igente. Je vous écrirai aussitôt que jaurai fait quelque demarche, pour vous tenir au fait de tout.

Je vous recommende de bien veiller a ce quil ne se passe aucune chose contraire au bon ordre. Dites à Mr. Mr. Servent, Matricon et Besson combien je compte sur leur S(ain)t Sacrifice et sur eux pour la haute surveillance. Prenez leur conseil et celui du cher frere Jean Marie et Stanislas pour les affaires un peu épineuses.

Il faut accelerer, autant que vous le pourrez les affaires de la chapelle, ne rien gâter. Voyez; entendez vous bien avec M. Matricon, Besson f.f. Jean M(arie) et Stanislas. Je demande sur tout à ce que personne ne demeure sans rien faire.

Préparez tout pour les vacances, je ne puis savoir quant je repartirai de Paris. Il me semble que jy demeurerois volontier, tout paroit dans la plus grande tranquilité.

Vous voyez mon adresse si vous avez à mecrire. Recevez tous lassurance de la tendre affection avec la quelle mes chers f.f.. Jai lhonneur dêtre votre très dévoué et affection pere en Jesus et Marie,

CHAMPAGNAT, sup. d.f.M.
A Paris du Seminaire des Missions étrangeres, Rue du Bac, Nº 120.



Monsieur le Ministre,

La précieuse institution des Petits frères de Marie, est depuis longtemps en instance pour être approuvée.

Ce sont des Instituteurs primaires, dignes du plus vif intérêt. Ils produisent le plus grand bien parmi la jeunesse des campagnes. Ils inspirent la morale à leurs élèves avec un succès égal à celui de l’instruction qu’ils répandent dans les communes rurales et isolées, et sous ce rapport seul, ils rendent des services immenses a la Société.

Déjà le Conseil Royal d’Instruction publique a approuvé leurs statuts, le 28 février 1834, avec de légères modifications que les Petits frères de Marie ont consenties.

Rien ne s’opposait donc plus à leur autorisation. Cependant l’ordonnance y relative n’a pas été encore rendue; et c’est pour solliciter ce bienfait que M. l’abbé Champagnat se rend auprès de Votre Excellence; je la prie de l’accueillir avec bonté; son zèle ardent pour l’Institut des petits frères de Marie auquel il s’est devoué tout entier depuis longues années, les succès qu’il a obtenus et sa persévérance dans une oeuvre à la fois si pénible et si utile au public, le rendent digne de cette faveur, et d’obtenir l’autorisation qui fait l’objet de tous ses voeux, et des miens dans l’intérêt général.

J’ai l’honneur d’être etc...

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