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Lettres de Marcellin 179

 

Br. Marcellin Champagnat
15/03/1838


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A peine avait-il expédié la lettre du l3 que le Père recevait celle de Mr le Curé de Semur et peut-être aussi celle de Frère Cyprien que nous ne possédons pas. Sans attendre, il répond à Mr le Curé de Semur (cf. lettre précédente), puis il écrit cette lettre à Frère François pour quil prenne au plus vite les moyens de faire autoriser Frère Cyprien qui vient de prendre la direction de cette école, sans doute en novembre 1837, muni de son brevet et dun engagement décennal. Il lui manque lautorisation dinstituteur communal. Or il est plus difficile de lobtenir pour un chef-lieu de canton comme Semur (12.600 habitants) que pour une petite localité comme Tarentaise (400 hab.) ou Lavalla (2.000 hab.), car plus la localité est importante, plus on est exigeant du point de vue de Iinstruction. Dautre part si le Frère na pas cette autorisation Ion risque la nomination dun instituteur laic. La lettre du Père à Mr Mazelier du 16 juillet 1838 (L. 200) nous apprendra que « Frère Cyprien... est définitivement autorisé et institué ministériellement à Semur, département de Saône et Loire ».
Nous redonnons, malgré la redite, la lettre précédente incluse dans celle-ci.
Quant à Iaffaire de Iautorisation légale, elle semble progresser dun petit pas. Voici ce que le Père note dans son « journal ».
Mars 13 Les lettres des évêques ont passées au Conseil universitaire et ont obtenu un bon rapport. Visite à Mr Pillet qui a dit quil croyois que le Ministre se disposoit à faire la demande de lautorisation au Roi.
15 Visite à Mr Ardaillon partant pour St Chamond.
Les lettres des deux évêques réfutent largement les deux objections posées par le ministre, à savoir le préjudice que la congrégation pourrait causer aux Frères des Ecoles chrétiennes et le risque de fautes morales que présente le fait denvoyer un ou deux Frères seulement dans une école. Elles terminent toutes deux par une pressante recommandation en faveur de Iautorisation. Mais en marge de celle de lévêque de Belley le ministre ou quelque autre a noté: « mettre pour condition lengagement de ne desservir que des communes au-dessous de 700 à 800 âmes ». Le 13 mars une note est soumise au ministre faisant Ihistorique de Iaffaire et le point de la situation présente. Dans la marge de cette note on fait remarquer que « le Conseil a donné un avis tout à fait favorable, et il ne peut que persister dans cet avis que fortifient encore les nouvelles explications données par MM. les évêques consultés de Belley et de Lyon. 14 mars. »

V.J.M.J

Paris 15 mars 1838, rue du Bac Nº 120.

Mon bien cher frere François,

Jai reçu une lettre du frere Cyprien et de Mr. le Curé. Je vous envoie ci joint la copie, afin que vous sachiez bien où en sont les affaires. Il faudroit que le cher frere Jean Bap(tiste), si vous pouviez vous en passer pendant une semaine, y fasse un voyage et verroit en passant les établissements de Perreux et Charlieu.

Nous ne pouvons laisser le frere Cyprien sans le faire autoriser. Je pense quil faut le faire autoriser a Tarentaise et cela sans tarder, ou même à La vallas, sil étoit impossible a Tarentaise. Quant a Semur, dès quon fait difficulter de remplir les conditions, nous ne pouvons y engager frere Cyprien. Voyez vîte quels sont les moyens à prendre. Voici la lettre, nº 60.

Monsieur et très digne Curé, Le cher frere Directeur de lHermitage, ignorant que mon séjour fut aussi long à Paris, ne mavait point donné connaissance que vous meussiez fait lhonneur de mécrire a lHermitage. Les conventions particulieres faites avec Mr. Beraud, autant que je puis men souvenir, sont que dans le courant de lannée on viserait a donner un logement convenable, ou en construction, ou en achetant construit; que ne pouvant donner actuellement que quatre cents francs de fondation, les autres seroient donnés à Paques. (Je crois quon ne les a pas encore reçu). Il nétait point question dun troisième f(rère). Les autres conditions sont exprimées dans le prospectus de la société que vous devez avoir. Elles sont communes à toutes les paroisses qui demandent nos frères. Vous comprenez, Mr. et très digne Pasteur, quil nous serait absolument impossible de rien retrancher, nous étant réduit au strict nécessaire. Ne fautil pas que nos Frères, avec une occupation comme celle quils ont, trouvent leur vestitum et leur nutritum? Nous avons fait le rabais dun tier de ce quon donne aux excellents Frères des Ecoles Chrétiennes qui ne font pas, je pense, de très grandes économies. Il nest point parlé des frais de voyage quand les Frères se rendent à la retraite, ce qui cependant devrait être payé. Si ces conventions ne peuvent vous convenir, ayez lobligeance de nous prevenir au plus tôt. Javais prédit à Mr. Beraud: M. Bonardelle [Bon nardel] mourrait sous peu, que lui même serait placé ailleurs avant que létablissement put se passer de son fondateur et nous serions obligé de retirer nos frères. Au reste nous savons bien où les placer. Vous comptez sur vos paroissiens, il ne feront rien. Le coup, comme vous le dite, est manqué. Je souhaite que vous puissiez réussir. Nous prendrons encore patience quelques jours.

P.S. Un frère quil faudrait de plus, purement a cause des pensionnaires, ne serait point a la charge dune commune.

Je pense que lautorisation du H. frere Cyprien souffrira moins de difficulté à Tarentaise. Nous serons aussi plus libres pour en disposer. Ne perdez pas de temps, vous savez ce quil faut faire. Il nest peut être pas necessaire quil vienne pour cela, pourvu que vous ayez son brevet.

Je pensois bien à Izieux ou à Couzon,différents endroit il y a dautre demarche a faire avant.

Je ne sais encore où jen suis par rapport au démarches faites. Après midi je vais rendre quelque visite, peut être que japprendrai quelque chose.

A linstant jarrive de chez M. Pillet, chargé des écoles primaires. Il mannonce que laffaire est passée mardi au Conseil Universitaire qui a donné un avis favorable; quil croit que le Ministre va se décider à demander une ordonnance au Roi. La chose est trop belle, trop prompte pour quil ny ait pas encore quelque entrave. Quoique le temps me dure beaucoup à Paris, je serai bien content si je puis aller celebrer la fête de Pâques à Lhermitage. Dieu ne refuse rien à la prière fervente et perséverantes.

Mr. Ardaillon mannonce par une lettre que le conseil universitaire vient dexaminer notre affaire et quincessamment elle passera au comité de linterieur. On ne mavais jamais parlé encore de ce comité. Je mattendais bien quelle passerait au conseil dEtat. Je crois Mr. Pillet bien au fait, puisque cest sa partie, et puis, comme vous le voyez, son rapport et plus favorable. Disons encore une fois comme Dieu le voudra, sa sainte volonté soit faite. Ce qui me désole, ce sont tous ceux qui sont de la conscription cette année. On me dit quon ne croit pas quil puisse profiter de lordonnance qui est posterieure au tirage. Informez en les parents afin quil prennent de precautions. Je saurai quelque chose de nouveau jeudi prochain, je vous en informerez. M. Ardaillon me dit toujours que je puis men aller, mais un bon nombre dautres me disent de ne pas lâcher prise, tout dépend souvent dune visite, de la présence dun postulant. Je me rends à cet avis quoiquil men coûte.

A Dieu, mes bien chers freres, je vous porte tous bien chere ment dans mon coeur. Je ne demande pas vos prieres, elle[s] me sont dues.

CHAMPAGNAT, sup(érieur) des f(rères) de M(arie).

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