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Lettres de Marcellin 196

 

Br. Marcellin Champagnat
20/06/1838


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Les courses à travers la capitale et surtout Iexaspérante lenteur avec laquelle son affaire est traitée, finissent par fatiguer le Fondateur. Cest à peine si la visite inopinée de ses deux confrères, les Pères Bati et Petit jette un rayon de soleil dans cette atmosphère de lassitude qui se dégage de cette lettre. « Laffaire » y tient très peu de place par rapport à ses préoccupations concernant la vie de ses Frères et la marche de lInstitut.

V.J.M.J

Paris 20 juin 1838 Missions étrangeres, rue du Bac nº 120.

Mon bien cher frere,

Je viens de demander une audience au Ministre de la Instruction publique. Aussitôt que je laurai obtenue, je partirai pour St. Pol afin de visiter la maison et mentendre avec les autorités du lieu. M. Delebecque tient à ce que nous faissions cet établissement. Il présente de très grands avantages et le succès est sûr puisque le traitement est assuré. A mon retour de St. Pol, je partirai pour lHermitage où jarriverai, selon les apparences, vers le deux juillet. Mettons toujours notre ferme confiance en Marie; elle nous a trop accordé pour quelle puisse nous refuser ce que nous lui demandons actuellement.

M.M. Bati et Petit sont arrivés à Paris vendredi au soir 15 du courant. Je les ai vu bien crottés, portants un porte manteau, entrant dans ma chambre. Pensez combien je fus étonné, ne my attendant nullement. Je les ai conduit au ministère des cultes où nous esperons recevoir une mille decus, et au ministère de la marine où nous recevrons au moins quelque recommendation. Leurs affaires ne sont pas du genre de la mienne. Elles seront plutôt terminées.

Jai reçu de M. Ginot Jean Marie mille francs pour finir de payer les objets que vous avez reçus. Veuillez le compter à son Frère Michel sil est encore au pays.

Envoyez, aussitôt la présente reçue, envoyer le Frère François Regis à Lyon pour y ap-prendre à imprimer. Mr. Guyot, je pense, se fera un plaisir de lui faire montrer.

Il ne se passe pas un jour que nous nayons la pluie. Aujourdhui il va pleuvoir tout le jour.

Jai revu le Supérieur des Frères des Ecoles Chrétiennes, ils ne font quun bien petit rabais et encore ce rabais se retrouvera dans la réliure qui sera moindre.

Je viens de faire à ladminis-tration de létablissement des sourds muets la demande pour ladmission gratuite de deux Frères qui seront, si jobtiens, logés, chauffés, nourris, blanchis, éclairés, etc... autant de temps quil sera nécéssaire pour être formés.

Le Frère Stanislas ne ma rien écrit pour sa chape. Je pense quil la oublié. Je vais lui acheter quelque autre chose dont il sera bien content.

Dites à tous les Frères combien je pense à eux et combien vivement je désire leur bonheur. Quils prie pour moi. Vous nêtes personne ob[u]lié dans ma neuvaine devant la statue devant laquelle St. François de Sales pria si efficacement.

Que vos bons malades, que jaime tous de tout mon coeur, continuent à être bien soignés, bien nourris. Quils tournent souvent leur regard vers celle qui sappelle la consolation des affligés.

Enfin que M. Matricon et M. Besson reçoivent les remerciments pour tous les services quils vous rendent. Je voudrais savoir ce qui pourrait leur faire plaisir, je leur lacheterais.

Je vous embrasse tous: Frère Louis, Frère Jean Baptiste, Frère Jean Marie, Stanislas, Frère Hyppolite, Frère Jérôme, Jean Joseph, Théophile, Frère Pierre, Pierre Joseph, Frère Etienne, Bonaventure et tous ses novices. Mes amitiés à Philippe et à sa femme, au bon père Boiron, à tous.

Jai lhonneur dêtre tout à vous en Jésus et Marie.

CHAMPAGNAT.

P.S. M. Bati demande a ce que vous noubliez pas ses commissions quils vous a donné.

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