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Fins dernières 4 - La mort du pécheur

 

Br. Marcellin Champagnat

Malgré tous ces divins avertissements, le pécheur croit quil peut persévérer tranquillement dans ses habitudes criminelles; que la mort ne ly surprendra pas, quil aura le temps de se convertir, cest à dire quil croit pouvoir faire mentir la vér ité éternelle.

Quen arrivera-t-il, M.f. Ecoutez le, gravez le dans votre mémoire vous tous qui êtes ici présents. Si le pécheur est enlevé par une mort subite, il est évident quil ny a point de salut pour lui, mais quil est comme le mauvais riche, ensevelie dans les enfers. Mais que faut-il penser de celui qui a été enlevé de ce monde par une fièvre violente, après trois ou quatre jours de souffrances. Supposé même quil ait ut le jugement bien sein, écoutez le et réveillez, sil vous plaît, votre atten tion, car cest le St.Esprit qui parle par lorgane de Salomon dont je vais vous citer les paroles mêmes, sans y rien ajouter.

Pour vous qui avez méprisé mes offres, mes instructions, mes menaces, pour vous, dis-je, à qui nous ne cessons de cette chaire de vérité, du sacré tribunal de la pénitence de vous exhorter à changer de vie, de nêtre plus ni médisant, ni calomniateu r, ni ivrognes, ni avares, ni orgueilleux, lorsque le malheur qui vous attend sera arrivé, je me rirai de votre infortune, jaurai mon tours, je mépriserai vos prières, je me moquerai de vos malheurs, jinsulterai à vos vains regrets, cest à dire que Dieu vous traitera en ennemis irrités:
Mais quand sera-ce que Dieu se moquera du pécheur ? Ce ne sera point quand il jouira dune bonne santé, ce sera , à la mort. Oui pécheur, cest là que Dieu tattend, cest à ce moment fatal et si redoutable au genre humain que le Seigneur veut avoir son tour.

Pécheur ingrat, que feras-tu alors ? Que deviendras-tu ? A qui auras-tu recours ? Sera-ce aux hommes ? mais tes plus fidèles amis, en pleurs autours de toi, loin de te pouvoir prolo(n)ger la vie dun seul instant, ne peuvent apporter à tes douleur s aucun soulagement.

Mais encore, à qui tadresseras-tu, au ministre de la pénitence pour être absout de tes péchés ? Mais qui pourra tabsoudre, ayant pour juge implacable un Dieu irrité ? Qui pourra tassurer que Dieu te pardonne, tendis que lEsprit St. assure que quand ce que le pécheur craint lui sera arrivé, cest-à-dire la mort, il invoquera le Seigneur, mais il ne sera point exaucé: .

Il se lèvera de grand matin pour me chercher, mais il ne me trouvera pas: . En voici la cause, et cest encore même Esprit St. qui nous lapprend dans proverbes du roi Salomon: nam et timorem Domini non suceperint», parce quils ont eu en horreur ma doctrine et quil nont point acquis la crainte du Seigneur. Comment donc le ministre des autels pourroit vous promettre le pardon, vu que Dieu vous condamne ? Comment, dis- je, pourroit il vous arracher aux flammes de lenfer, tendis que Dieu vous y précipitera ? Non, le ministre du Seigneur ne le peut, car tout son pouvoir vient immédiatement de Jésus Christ.

Mais, dira-t-on peut être, il nest aucun pécheur qui ne soit absout à son dernier moment. Mais quimporte ce que fait le ministre, si le maître ne le ratifie pas.

Le pécheur lui même nest-il pas persuadé du contraire, nen est il pas alarmé? Ne fait il pas ces désespérantes réflexions: le prêtre vient de mabsoudre et Dieu ne vient il pas de me condamner ? Jai reçu les derniers sacrements, nest-ce point un énorme sacrilège que je viens encore de commettre ?
Si la maladie me fût venue, il est comme certain que jaurois encore persévéré dans le désordre, vu lhabitude que jai contractée. Cest le péché qui me quitte et non moi qui quitte le péché. Jai tout lieu de craindre que ma convenu qui sait ce que jaurois fait si jeusse encore vécu ?
A toutes ces tristes réflections ajoutez une entière connoissance des fautes quon ne se reprochoit pas ou quon traitoit de minutie, car, comme nous lapprend lEccl. chap. 41: ! O mort, ton jugement est droit et p lein déquité ! Cest que les préjugés qui mouvons à un juste ou à un pécheur dont la conversion a précédé la maladie.

Et dabord le titre de chrétien nest pas pour le pécheur mourant un sujet de consolation: premièrement parce quil a porté le nom de chrétien sans en remplir les devoirs et sans en professer la doctrine; secondement parce quil a même rougit de port er ce glorieux nom.

Le sang de Jésus Christ, répandu pour laver nos péchés, ne sauroit non plus ranimer sa confiance parce quil la cent fois profané en recevant indignement les sacrements de Pénitence et dEucharistie, car sil a reçu le sacrement de Pénitence, cela a été sans contrition, sans amendement .

Ce que racontoit un fameux missionnaire peut ici trouver place.

Il faisoit mission dans une ville où il convertit un jeune cavalier fort débauché. A deux ou trois ans de là, faisant mission ailleurs, on vint le prier daller confesser, dans une auberg e, un gentilhomme étranger qui étoit fni flatter, ni séduire, va me rendre selon mes oeuvres.

Voilà ce que vous direz un jour, pécheurs, si vous ne changez promptement de vie, si vous ne cessez de fréquenter telle et telle companie, si vous (ne) mêttez un frein à votre langue, en un mot; si vous ne réformez toute votre conduite.

Mes chers frères, prenez en main vos propres intérêts. Epargnez vous des regrets inutiles et de remords éternels. Faites que votre conversion précède de quelques jours votre dernière maladie, et pour cela, convertissez vous dès à présent, parce que l e Fils de lhomme viendra comme un voleur, et par là vous mériterez de gonez réveiller votre attention.

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