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La fin de l’homme

 

Br. Marcellin Champagnat

Lhomme est créé pour cette fin, cest-à-dire pour connaître, aimer louer et servir Dieu et mériter par là la bienheureuse éternité.

.A voir la conduite de la plupart des hommes, ont dirait que lhomme est au monde, uniquement pour y être riche, honoré, quil ny est en un mot que pour y goûter ses aises, ses commodités et tous les plaisirs des sens. Pour vous tirer, mes frères, de cet aveuglement fatal, qui malheureusement peuple les enfers, je crois vous ramener a une des premières demandes de votre catéchisme, afin de vous rappeler ce que vous noubliez que trop, cest à dire que vous nêtes en ce monde, que pour servir Dieu.

Quand, jeunes encore, on vous demandait : Pourquoi Dieu vous a-t-il créés, nétant pas encore aveuglés par les préjugés et les passions, vous répondiez sans hésiter que vous étiez au monde pour connaître aimer et servir Dieu, et mériter par là la vie bienheureuse. Cest donc là, mes frères, ce que Dieu sest proposé en vous créant.

Dune seule parole, ce grand Dieu créa tout ce qui existe. Dixit et facta sunt. Il créa la terre, leau lair, le feu, le bois, les métaux, les animaux, enfin tout ce que renferme la vaste étendue des cieux, pour le service et lutilité de lhomme : vous en conserez, je le pense.

Mais vous, mes frères, pourquoi Dieu vous a-t-il créés, chefs-doeuvre du Tout-Puissant, créatures douées de la raison? est-ce pour que vous goûtiez le bonheur ici-bas? Hélas, non, sans doute, car, si cela était, Dieu aurait manqué la fin pour laquel le il voulait vous créer.

Puisque vous convenez sans peine avec moi, que vous navez encore pu goûter aucun bonheur. Je dis plus: six mille ans de recherches nont encore pu suffire pour le trouver; mais ce qui est bien déplorable, cest que six mille ans dexpérience nont p u désabuser lhomme sur ce point.

Puisque vous convenez, mes chers Frères, quon ne peut trouver le bonheur ici-bas, convenez aussi que vous nêtes point sur la terre pour cela. Mais, y êtes vous pour goûter les plaisirs des sens. Si cela était, lhomme ne serait point au-dessus des animaux privés de raison. Au reste, si lhomme était créé pour goûter ces sales et infames plaisirs des sens, détruiraient-ils sa santé? lhomme éprouverait-il ce quil éprouve, après avoir assoupi sa passion? Eprouverait-il cet ennui, ce mécontentement, cette espèce de désespoir?

Concluons donc mes frères, que nous sommes fait pour quelque chose de plus relevé, car une sagesse aussi grande que celle qui parait dans la création, ne peut agir a laventure. Quel but sest donc proposé le Tout Puissant, en créant? Il pouvait se p asser de moi, je le sais puisquil sen était passé jusquà présent.

Sil y avait un être plus parfait que lui, il aurait pu travailler pour lui; mais non, étant tout, il est impossible quil se soit proposé dautre fin que lui-même: Dieu ma donc fait pour lui, et il na pu me faire que pour lui. Son droit sur moi, c omme sur tout ce qui existe, et si aliénable, quen le cédant, il cesserait dêtre Dieu; et je pourrais appartenir à un autre. Tout Dieu quil est il ne peut pas me dispenser dêtre pour lui. Il nétait pas nécessaire que je fusse, mais, posé que je sois, il est nécessaire que je sois pour lui.

Si Dieu ma donné un esprit capable dintelligence, cest afin que je le connusse; sil ma donné un coeur libre ce na pu être quafin que je laimasse et que je mattachasse à lui. Sil ma donné un corps de la santé, des forces ce na pu être qua fin que je les employasse à son service, si je suis enfin tout ce que je suis, ce na pu être quafin que je fasse tout pour lui.

O mon Dieu, seul créateur et seul conservateur de mon être, quelle triste et affligeante image se présente à mes yeux ; car enfin, toute ma conduite jusquci, qua ce été quun désordre, un renversement, une injustice étrange, et continuelle. Jai vé cu à peu près comme si je métais fait moi-même.

A qui ai-je pensé quà moi-même? quai-je aimé que moi-même? pour qui ai-je travaillé que pour moi-même? Sur quoi me suis-je rassuré? Sur ce que la plupart des autres ne vivaient pas mieux que moi. Cest tout ce que je puis en dire ; mais leur égarem ent ne peut justifier le mien. Quelle obligation vous ai-je, mon Dieu, pour que vous veuillez bien aujourdhui mouvrir les yeux.

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