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1-Introduction
Ce soir nous voulons prier avec Marie
et avec le Frère François, celui dont le Fondateur
disait: “Il est mon bras droit!” De lui son
biographe écrit : “Dans tous ses écrits:
circulaires, lettres, notes de carnets, il a toujours un
mot, une réflexion sur la Vierge Marie.”
Pour mieux connaître le Frère
François et entrer dans son âme lisons un extrait
du panégyrique prononcé par le père
Pierre Chieze, Provincial des Pères Maristes:
«Toute la vie du Frère François est
marquée au coin de l’extraordinaire. Après
une préparation que nous dirons aujourd’hui
accélérée, il devient le Supérieur
Général d’une congrégation naissante.
Nous prétendons parfois être audacieux dans
nos conceptions et initiatives, regardons bien : au moment
où François est investi d’une telle
charge, il vient à peine d’avoir 31 ans. Pendant
vingt ans il devra juger, approuver, organiser la fondation
de 332 maisons, en faisant passer le nombre de ses religieux
de 280 à 2086. Tout cela avec une santé très
déficiente, des maux de tête fréquents
et très éprouvants, au milieu de tracasseries
de tout genre. L’explication ne peut être que
dans la foi de ce religieux qui estimait que rien n’est
impossible à Dieu. »
Devant cette œuvre de Dieu gardons
un moment le silence…
Puis chantons : « Dieu a choisi
ce qu’il y a de faible… » ou un chant
qui glorifie Dieu.
2 - Marie, le modèle
Les réflexions et citations alterneront
avec le refrain (ou un autre refrain marial):
Bénie sois-tu, Marie,
Par toi nous vient la vie,
Jésus Christ l’Emmanuel.
Salve, salve, salve Regina.
1-Un des aspects de la spiritualité du Frère
François est son côté marial. Et d’abord,
Marie est pour François le modèle. Il note
: « Un vrai amour de Marie ne se contente pas de paroles,
il exige une imitation dont les principaux aspects sont
: Travailler à former Jésus en nous et dans
nos élèves, avoir pour nos Frères et
nos élèves la même affection que Marie
a eu pour Jésus ; écouter Marie, mener comme
Marie une vie cachée. » Il campe ainsi Marie
comme l’éducatrice modèle.
Court silence, puis le refrain.
2-Il ajoute : « Que Marie soit au
milieu de nous, comme un modèle pour toutes les situations
de la vie, qu’elle soit la confidente de nos peines
et de nos joies… ». Il invitait ses Frères,
et nous aujourd’hui, à nourrir un dialogue
spontané et dense avec la Bonne Mère.
Court silence, puis refrain.
3-Le XXème Chapitre général
nous offre ce même message :
-« Marie nous enseigne à donner à Dieu
un oui généreux…
-à cultiver la simplicité et la transparence
de nos rapports…
-Marie nous apprend à être proche des enfants
et des jeunes comme elle a fait avec Jésus.
-à proclamer de façon courageuse et prophétique
la préférence de Dieu pour les petits.
-à développer les sentiments maternels d’affection
et de tendresse… »
Court silence, puis chant Bénie sois-tu Marie, avec
deux strophes (ou un autre chant marial)
3-Aimant Marie comme Marcellin
1-Quand François reçoit
le portrait du Fondateur des mains du peintre, neuf mois
après le décès, il note dans son carnet
: « Etre son portrait vivant ! » Même
dans son amour à Marie, François restera le
disciple de Marcellin. Comme lui il ne sépare pas
Marie de Jésus, les visites au Saint Sacrement se
prolongent de prières au pied de Marie, l’invocation
dite ou écrite du Cœur de Jésus est toujours
suivie de celle du Cœur de Marie. Et il a cette pensée
: « C’est du cœur de Marie que part le
sang qui vivifie celui de Jésus, et c’est du
cœur de Jésus qui part la grâce qui sanctifie
la Mère. »
Chant : Toi, Marie, Marie notre Mère… (strophe
1)
2-Le Père Champagnat eut l’initiative
du Salve Regina dans notre famille. Commentant ce chant,
au passage « tourne vers nous tes yeux pleins de miséricorde
», François citant Sainte Gertrude, écrit
: « La Sainte Vierge apparut à la sainte et
lui montrant les yeux de l’Enfant Jésus, qu’elle
tenait dans ses bras elle dit : ‘ Voilà les
yeux très miséricordieux que je peux tourner,
selon mes désirs, vers ceux qui m’invoquent’
».
Chant : Toi, Marie, Marie notre Mère… (strophe
2).
3-Du Père Champagnat viennent les
titres qui sont traditionnels dans notre famille : Bonne
Mère, Ressource Ordinaire, Première Supérieure.
François fait siens tous ces titres, mais le dernier
il le propose avec plus d’insistance aux supérieurs
et directeurs : « Que cette Bonne Mère soit
toujours à la tête de vos établissements,
qu’elle règle et dirige toutes vos démarches,
» écrit-il à un supérieur et
à un directeur : « Etablissez-la donc supérieure
de votre maison et dites-lui que tout se fasse par ses ordres
et son plaisir. ».
Chant. Toi, Marie, Marie notre Mère… (strophes
3).
4-La lettre que les capitulants s’inscrit
dans ce climat marial de notre famille :
« En regardant Marie, puissions-nous réapprendre
les trois attitudes de fond de notre spiritualité
apostolique mariste qui sont l’écoute, l’accueil
et de nouvelles formes de présence.
Que Marie inspire notre travail d’éducation
et d’évangélisation, afin que nous sachions
privilégier les plus nécessiteux, ceux qui
« n’ont plus de vin » (Jn 2,3), qui n’ont
ni éducation, ni sens de la vie, ni amour. »
Silence, puis chant : « Marcher dans la vie avec Marie,
suivant les pas du Père Champagnat ».
4-Laissons-nous étonner
Avec François nous avons certainement
à faire avec un saint. Laissons-nous nous étonner
de l’abondance de son amour à Marie, même
si nous avons tendance à plus de sobriété.
Dans le livre Le Frère François, 60 ans d’histoire
mariste, dont cette prière s’inspire abondamment,
le Frère Gabriel Michel cite quelques pratiques mariales
du Frère François. Peut-être l’une
ou l’autre peuvent inspirer notre propre amour. Voici
la liste :
1-Prononcer souvent le nom de Marie
avec celui de Jésus et de JosepFr.
2-Lui demander sa bénédiction en me levant,
en me couchant, en sortant, en rentrant…
3-Saluer affectueusement ses statues. Marie est polie,
elle rend le salut du ciel. Quel honneur, quel bonheur
pour nous !
4-Porter la médaille, le chapelet, le scapulaire.
5-Travailler devant son image, sa statue…
6-Lui offrir ce que nous recevons avant de le garder,
de le porter.
7-Méditer ses joies, ses douleurs, ses gloires,
ses bienfaits.
8-Célébrer ses fêtes avec grande dévotion
et renouveler sa consécration à cette divine
Mère.
9-Jeûner ou faire quelques œuvres de charité
en son honneur le samedi.
10-Parler souvent d’elle à ceux que je fréquente.
11-La prier de parler pour nous à Jésus.
12-Lui confier nos peines et nos joies, nos projets et
nos craintes.
13-Réciter bien dévotement son office, le
chapelet, le Salve, le Mémorare, le Magnificat,
l’Ave Maris Stella.
14-Faire des neuvaines en son honneur pour préparer
ses fêtes ou pour lui recommander certaines choses,
15-Visiter les statues, les chapelles, les églises
qui lui sont dédiées.
5-Temps de partage (Silence et musique de fond très
légère)
Prenons un temps où nous partageons
simplement comment Marie a place dans notre vie ou laissons
notre cœur exprimer une prière spontanée
à la Mère de notre Seigneur ou des intentions
de prière.
Les interventions peuvent alterner avec le refrain :
« Avec toi, Marie, nous chantons les merveilles de
Dieu,
Avec toi, Marie, le souffle de l’Esprit, chante dans
nos cœurs, Alléluia. »
6-Chant final : La Famille Mariste.
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