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Celebration en l'honneur du Frère François
22 janvier
 

Mot d’entrée: Notre prière, ce soir, anniversaire de la mort du Vénérable Frère François, veut d’abord être un temps d’action de grâce à Dieu. Le Frère François est un don de Dieu, c’est son Esprit qui l’a affiné, rendu fort dans la foi et qui nous le propose comme modèle. Nous gardons aussi un cœur reconnaissant à la Vierge Marie, la toujours présente. Et nous avancerons dans notre prière en regardant les grandes étapes de la vie de François. Oui, ce sera un temps de compagnie avec François. Nous sommes ses Frères, nous avons avantage à regarder vers lui.
Chant d’action de grâce : (comme) Dieu, nous te louons, Seigneur nous t’acclamons… ou Frères d’une même famille…

1-Qui est François ?

1-François a eu la chance d’avoir une maman vraiment chrétienne. Elle l’a consacré à la Vierge Marie quand il avait à peine cinq ans. A dix ans elle l’amène à Lavalla et dit à Marcellin : « Prenez cet enfant. Faites ce que vous voudrez. Il appartient à la Sainte Vierge à qui je l’ai consacré bien des fois ! »
Silence
Prière pour les mamans… (Formuler la prière)…Et refrain comme « Jouez pour le Seigneur, chantez pour lui… »

2-Le disciple de Marcellin

François nous reste dans la mémoire comme celui qui a remplacé Marcellin en 1839, comme le premier Supérieur Général. Nous oublions qu’il a été d’abord son disciple, pendant vingt ans, et qu’il a été vite appelé pour collaborer de manière très proche avec le Fondateur, comme secrétaire, puis comme bras droit. François ayant été dans l’intimité de Marcellin, héritant sa mission et son charisme, décide d’être « l’image vivante de Marcellin ! ». Ce regard sur Marcellin va réchauffer son tempérament par nature timide et froid, il va acquérir beaucoup de compréhension, de patience, de tendresse. C’est le cas de dire que les saints engendrent des saints.
Silence
Prière à notre Fondateur en faveur de la Congrégation… (Formuler la prière)…et refrain

3-Le supérieur

François va être supérieur de notre famille pendant 20 ans. Sous sa direction s’écrivent les règles, la vie de Marcellin, les Avis Leçons Sentences, la Congrégation obtient la reconnaissance légale et les démarches sont faites pour l’approbation pontificale de l’Institut. Il avait hérité de Marcellin une famille religieuse débutante, avec 280 membres et 39 écoles. Il laisse entre les mains du Frère Louis Marie, en 1860, 2086 Frères et 379 établissements. Soulignons que François a dû gouverner, avec une santé souvent précaire, une congrégation en pleine expansion, un travail toujours croissant, avec les problèmes, les obstacles la souffrance que cela suppose.
Silence
Prière pour le Frère Sean, pour son conseil, pour tous ceux qui chez nous et dans l’Église sont appelés à assumer des responsabilités de chefs…(Formuler la prière)… et refrain.

4-L’infirmier à l’Hermitage. Avec le transfert de la maison générale à Saint Genis, l’Hermitage était devenu un lieu presque oublié. Le retour du Frère François va lui redonner un nouvel intérêt, une nouvelle vie… Le lieu devient déjà l’écrin de la sainteté mariste comme il l’est aujourd’hui. Il écrit en 1862 : « J’ai ici plus de 80 Frères à diriger et à former et une grande maison à entretenir comme le précieux reliquaire du Père Champagnat dont chaque pierre rappelle, pour ainsi dire, le religieux souvenir. »
Mais à l’Hermitage, le Frère François sera aussi infirmier aux dons de guérison exceptionnels. Le chapitre 50 du livre du Frère Gabriel Michel, Frère François, (Gabriel Rivat), 60 ans d’histoire mariste, est un des plus humains, des plus captivants. « Le Père Champagnat lui avait fait suivre quelque cours de médecine et l’avait nommé infirmier des Frères. Il faisait les pansements avec beaucoup d’adresse ; les malades le préféraient à tout autre ». Disons qu’il arrosait de beaucoup de prières les soins qu’ils donnait et ses visites aux malades. « C’était un grand bonheur pour les malades de le voir auprès de leur lit. Il leur parlait du saint du jour, de ses souffrances… D’autres fois il commençait une neuvaine avec eux, au Vénéré Père Champagnat. Si, la neuvaine finie, le malade n’allait pas mieux : « Allons, disait-il, le Bon Dieu a ses desseins et il ne veut que notre bien. Nous allons recommencer une seconde neuvaine pour demander l’accomplissement de sa sainte volonté ».
Silence
Prière pour les malades et pour tous ceux qui travaillent dans le monde de la santé. (Formuler la prière)

Chant de transition : La Famille Mariste : Aimez comme moi je vous aime… (ou un autre)

2-Ecoutons quelques paroles du Frère François, puis prenons un temps de partage.

1-Il écrit à un directeur d’école : « La maladie du Frère Acaire me porte à vous recommander de plus en plus de fournir abondamment à vos collaborateurs tout ce qui est nécessaire pour soutenir « leur fatigue » de l’enseignement. La conservation de la santé est la plus grande économie que vous puissiez faire… »
Pour défendre la vocation d’un Frère il écrit à un supérieur : « Pour briser un sujet il n’y a qu’à le mettre à la porte et on en est débarrassé ; mais là n’est pas la patience, le courage, le zèle, la vraie charité. Le courage est à ne désespérer de rien quand il s’agit de former un Frère… la charité est à l’aimer malgré les défauts, à prier pour lui, à le diriger, à l’encourager, à mettre tout en œuvre pour le conserver dans sa vocation… »
Silence et refrain comme « Dieu est amour, Dieu est lumière, Dieu notre Père » ou « Dans la paix du Christ, nous rendons grâces à Dieu », ou « Peuples criez de joie et bondissez d’allégresse », ou autres…

2-Dans un de ses cahiers il note : « Un des plus grands défauts dans lesquels le Supérieur d'une grande maison puisse tomber, c’est de s’appliquer trop au détail. Un Supérieur doit gouverner en choisissant, en formant et en dirigeant ceux qui travaillent avec lui… C’est merveilleusement gouverner que de choisir et d’appliquer, selon leurs talents, les hommes que l’on emploie... Vouloir examiner tout par soi-même, c’est défiance, c’est petitesse… Ceux qui gouvernent par les détails sont toujours déterminés par le présent, sans étendre leur vue sur un avenir éloigné… Les Supérieurs qui travaillent, qui expédient, qui font le plus d’affaires, sont ceux qui gouvernent le moins… Le vrai Supérieur est celui qui paraissant ne rien faire, fait tout faire, qui pense, qui invente, qui pénètre dans l’avenir, qui retourne dans le passé, qui compare, qui résout, qui décide… En un mot un vrai Supérieur ne doit faire que les choses que nul autre ne peut faire sans lui. »
Silence et refrain.

3-Faut-il faire une réprimande ou donner un avis, le Frère François invite avant à dire : « Mon Dieu, j’aime ce Frère (ou cet enfant). Que le tout soit cuit au feu de la charité, et confit au sucre de la douceur pour en ôter la crudité ou l’amertume… »
Il approfondit la pensée clé du Fondateur : « pour bien éduquer il faut aimer ». Il suggère : « Pour bien réussir avec les enfants il faut s’en faire aimer et respecter… Il faut être au milieu des élèves comme un père avec ses enfants. Il faut qu’ils s’aperçoivent qu’on les aime, qu’on s’intéresse à tout ce qui les concerne, leur santé, leur peine, leur joie… »
Aux supérieurs il donne ce conseil : « Alors donc que vous avez quelque forte réprimande à faire à l’un de vos Frères, si vous vous sentez un peu ému, avant de dire ou de faire quoique ce soit, recueillez-vous un peu et dites : « Mon Dieu, j’aime ce Frère ; puis pensez à quelques unes de ses bonnes qualités ; ensuite dites-lui et faites ce que la prudence, la charité et le zèle vous inspireront, mais terminez toujours par quelque témoignage d’affection, d’estime et de confiance. »
Silence et refrain.

4-Et quelques lignes d’une lettre : « Mon bien cher Frère,
Annoncer à une mère éplorée qu’un de ses enfants les plus chers qui était aux portes du tombeau, vient d’être miraculeusement guéri et jouit actuellement d’une parfaite santé, ne saurait pas, il me semble, lui causer plus de joie que j’en ai ressenti à la réception de votre dernière lettre. Je me suis aussitôt jeté aux pieds de Notre Seigneur et de la Sainte Vierge pour les remercier… Je savais bien, mon frère, que vous aviez un bon cœur, mais je reconnais de plus, en cette circonstance, que vous avez un cœur grand, noble et généreux, et je sens, pour vous, une affection toute nouvelle… »

Ces extraits nous permettent d’entrer dans une prière partagée où doit abonder l’action de grace.

Conclusion

Trouver une partie de Préface qui exprime de façon appropriée notre joie et notre gratitude.
Chant final : Un chant mariste, comme « Dieu a choisi ce qu’il y a de faible » ou « Toi, Marie, Marie notre Mère… »

 
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