 Il
naît le 8 février 1910 d’une famille chrétienne
et au baptême il reçoit le nom d’André.
En 1921 il entre dans notre juvénat de Pékin
et fait ses premiers vœux en 1931 et la profession perpétuelle
en 1935. De 1940 à 1944 il est étudiant à
l’Université Catholique de Fu Jen. Il sera brillant
dans la littérature chinoise, mais aime enseigner aussi
les sciences exactes. Dans ses temps libres il apprend l’anglais
et le français : deux langues qu’il maîtrisera
bien.
Il enseigne à Che Foo quand l’armée
rouge prend la ville. Il devra suivre plusieurs mois de cours
de marxisme dans l’université improvisée
de Lai Yang. Fin janvier 1946 commence une longue odyssée
pour notre Frère. En mars 1946 il est expulsé
de notre collège de Che Foo et fuit à Tsingtao,
puis il descend à Shangai où il enseigne jusqu’à
la moitié de 1947. De là il se rend au Shangtung
(au Tibet chinois) pour ouvrir l’école supérieur
de Ming Teh, à Tsingtao. Mais en février 1949
nous le retrouvons à Shangai, puis à Chungking,
puis de nouveau Sichang, comme supérieur. L’armée
rouge pénètre dans la ville en 1950. Il essaie
de faire survivre son école, mais il est envoyé
en prison. Les derniers jours il lui avait été
possible de se confesser et de communier ; les communistes
sur place ne voyant pas le sens de cette petite hostie blanche
permettait à un prêtre de lui porter la communion.
Le Frère Joche Albert s’était aussi mis
d’accord avec le communauté chrétienne
qu’il leur serait particulièrement uni à
chaque angélus du matin.
Le 21 avril, juste au moment où l’angélus
du matin sonne, il est fusillé avec 24 autres chrétiens.
Une grande foule assistait à l’exécution
et un photographe officiel prenait la photo de chaque martyr.
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