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FMS Cahiers Maristes - N. 12 - décembre 1997
 
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Espagnol
 

Présentation

La présente parution des “ Cahiers Maristes ” est tout entière formée d’un seul “ Carnet de Frère François ”. Il mérite la première place par le fait qu’il présente des indications personnelles sur la vie privée de l’auteur. Son volume relativement réduit par rapport aux autres qui vont suivre permet de le transcrire en entier dans une seule livraison.
Ce “ Carnet ” se présente sous forme d’un petit livret, de format 14 x 8,5, constitué par trois cahiers reliés ensemble, totalisant 286 pages dont plusieurs, notamment les dernières, ne sont pas utilisées.
Il ne fait aucun doute que l’auteur en est Frère François. Il se découvre dans plusieurs notes très personnelles, et particulièrement dans un “ curriculum vitae ” des pages 48 à 56 qui ne laisse aucun doute.
Par contre, il est bien difficile de le dater. Des indications de dates vont de la “ retraite de 1832 ” jusqu’au “ Jubilé universel de 1879 ”. Des réflexions sur la manière de gouverner l’Institut comme sur les attitudes à prendre par le supérieur vis-à-vis des Frères, nous situent durant son généralat, donc de 1840 à 1860. Comment, par conséquent, ne pas penser que ce “ Carnet ” lui servit de compagnon tout au long de sa vie, non pas peut-être sous sa forme définitive actuelle, mais sous celle de cahiers. Le premier des trois, de la page 1 à 82, se détache assez nettement quant au contenu très hétéroclite. Le seocnd, dans ses premières pages, continue de la même manière que le premier, mais prend rapidement la forme d’un recueil de citations d’auteurs spirituels. Juste au milieu de ce cabier, page 123, commencent les réflexions numérotées. Les premières, jusqu’au N° 78, page 132, sont en langage partiellement chiffré. Au delà ces réflexions numérotées continuent sans interruption, enjambant de trois pages sur le troisième cahier, à partir de la page 163, en laissant cependant apercevoir un petit changement dans l’écriture plus pâle et les lignes plus serrées. Suivent ensuite 21 pages blanches et le texte reprend en haut de la age 185 qui devrait être en fait la page 187. Plus loin les pages 224 à 262 sont également blanches ; une “ Table ” occupe les pages 263 à 275, pour laisser encore 11 pages blanches, de 276 à 286.
Quant à la reliure, elle est artisanale, mais solide, sous carton plutôt léger avec dos en papier. Elle est rien moins que récente, sans qu’on puisse affirmer qu’elle remonte au temps de l’auteur, mais sans l’exclure non plus, du moins pour ce premier qui se distingue des autres “ Carnets ” de même format qui ont une couverture d’un carton épais et le dos en cuir. Ce que l’on peut dire, vu l’absence totale de marge à droite, c’est que Frère François se servait des petits cahiers avant qu’ils ne soient reliés mais tout en ayant soin que la pagination se suive d’une cahier à l’autre, ce qui laisse penser qu’il songeait déjà à les relier.
Pour ce qui est du contenu, la première remarque à faire, valable d’ailleurs pour les autres “ Carnets ”, concerne les titres qui sont toujours écrits en ronde, voire en gothique, mais d’une manière assez maladroite pour la plupart.
La particularité du présent “ Carnet ”, c’est d’abord 5 pages écrites en colonnes de sorte qu’il faut trouver la clef pour les lire, et les 9 pages en langage chiffré dont le code est assez facile à trouver. L’auteur cherche-t-il à préserver par là son intimité? mais de quels regards indiscrets, car on ne voit pas comment l’auteur aurait pu prévoir l’utilisation de ce carnet par d’autres personnes? D’ailleurs, ce qu’il cherche à voiler n’est pas plus intime que le reste. Serait-ce tout simplement par manière de s’exercer à l’emploi d’un code secret dont il entrevoyait l’éventualité de devoir s’en servir? Ou bien serait-ce une circonstance précise qui l’aurait obligé par prudence à se couvrir? Quoi qu’il en soit, la difficulté pour nous réside moins dans la lecture de ces passages, que dans l’identification du trait de caractère que le besoin d’user de tels procédés fait soupçonner.
Ce que l’on peut dire, en tous cas, c’est que à déjà Frère François se révèle, à l’inverse du Père Champagnat dont il prend la place, homme d’écriture plus que de parole. La réserve qu’il s’impose au nom de la règle du silence, jointe à la timidité dont témoignent maintes réflexions dans ce carnet, l’empêchent de s’extérioriser, le contraignant à satisfaire par la plume silencieuse et complaisante.son besoin de s’exprimer.

 
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